Accepter ou refuser un passage de 20 à 30% de réduction des émissions de CO2 en Europe d'ici 2020, c'est la question qui anime la multitude de communiqués émis par des entreprises ces derniers temps, donnant plus de visibilité des positions des industries, au-delà des débats des politiques sur le sujet.
Depuis la publication mi-juillet par les ministes de l'environnement allemand, français et britannique d'arguments en faveur d'une réduction de 30 % des émissions de CO2 en Europe, plusieurs multinationales européennes ont fait entendre leurs positions favorables sur une intensification de l'effort à fournir. 27 grands dirigeants ont signé une lettre dans ce sens; initiative pilotée par l'Université de Cambridge et publiée par Financial Times mercredi dernier. Parmi les signataires, l'on peut trouver Jean-Paul Agon, président de L'Oréal, Martin Baggs, patron de Thames Water, le distributeur d'eau britannique, mais aussi les présidents de Vodaphone, British Telecoms, l'énergéticien Centrica où le groupe de BTP espagnol Acciona.
Del'autre côté, l'Union des industries chimiques (UIC) a publié hier un communiqué jugeant indispensable de maintenir l'objectif de réduction à 20 % pour les entreprises industrielles afin de préserver la compétitivité des sociétés par rapport aux autres zones géographiques; position partagée par Business Europe, regroupant une quarantaine de fédérations professionnelles.
De quoi faire ressortir encore une fois les polarités autour du débat sur la lutte contre le changement.
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